CV
FRANCOIS RENEE DUCHABLE
François-René Duchâble
Pianiste.

Virtuose du clavier, vagabond dans l’âme, ce pianiste de renommée internationale, encouragé en 1973, par Arthur Rubenstein, à se lancer dans une carrière de soliste, s’est délivré des parcours obligés.

Trente années de concerts dans les temples de la musique lui ont valu la reconnaissance du public, celle de prestigieux chefs d’orchestre comme Karajan, Herreweghe, Sawallisch, Svetlanov, Janowski, Plasson, Dutoit, Casadessus, Lombard, Gardiner…, et de nombreuses distinctions musicales pour les « Vingt-quatre Etudes » de Chopin, les « Douze Etudes Transcendantes » de Liszt, les Sonates de Beethoven , les concertos de Ravel, sans oublier la parution du DVD consacré aux cinq concertos de Beethoven, qui lui valut à nouveau, Les Victoires de la musique en 2004.

 

Aujourd’hui, le besoin capital de vivre libre, lui offre de nouvelles perspectives en considérant davantage la musique comme un plaisir à partager. Le choix de ses partenaires, son goût irrésistible pour le plein air et son penchant pour l’insolite, l’amènent à jouer dans des lieux souvent inattendus où la musique s’intègre à l’environnement d’un glacier, d’une grotte, d’un lac ou d’une place de village…

 

Pour combler son imaginaire, il aime s’entourer de la magie des feux d’artifice ( de Jean-Eric Ougier ), savourer sur scène la complicité d’acrobates, de jongleurs ou de sportifs d’un jour, désireux d’offrir à un public de tous horizons un spectacle de musique plutôt qu’un concert.

 

C’est ainsi qu’il forme avec Alain Carré, comédien, un duo incontournable : 40 créations au répertoire : « Rimbaud, Voleur de feu » – « Histoire de ma vie » H. Berlioz – « Le Roman de Venise » Sand , Musset, Chopin – « l’Apocalypse selon St Jean » – « La Nuit Obscure » – « Voyage dans la Lune » – « Les Lettres de Mon Moulin » d’A.Daudet –
« Paroles et Musique » de J.Prévert – « Ego Hugo » « Mes correspondances de Chopin » –
« Liszt à la Lettre »… sur autant de musiques de Jean Sébastien Bach à Maurice Ravel en passant par les grands compositeurs de l’âme romantique.

 

 

 

Alain CARRE

 

Alain CARRÉ
Comédien et metteur en scène

C’est une invitation au voyage des mots, un espace unique entre poésie et théâtralité.  Comédien-metteur en scène, ce troubadour du verbe, passionné des littératures française et italienne, réalise un parcours ambitieux: prouver que l’art de dire est aussi un art de scène. Deux cents prestations par an en Belgique, en Suisse, en France surtout, mais aussi en Italie, Sicile, Allemagne, Pologne, Maroc, Israël, Brésil, Espagne…

Homme de défis, il a relevé ceux de mettre en scène et d’interpréter La Chanson de Roland, La Divine Comédie de Dante, Le Testament de  François Villon, Le Chansonnier de Pétrarque, Le Décaméron de Boccace, l’œuvre intégrale d’Arthur Rimbaud, l’Histoire de ma Vie de Casanova, Les Lettres à un Jeune Poète de R.M. Rilke, les chansons de Jacques Brel, Le Journal d’un génie de Salvador Dali, Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche, Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire…

Au théâtre, il met en scène Amélie Nothomb, Eric Emmanuel Schmitt, Pierre Corneille, Alfred Jarry, Marguerite Duras, Alfred de Musset, Joseph Vebret, Molière…

 

La musique le fascine.  Il l’intègre dans la plupart de ses spectacles. Ses rencontres avec Jean-Claude Malgoire, Gabriel Garrido, le Café Zimmermann (Pablo Valetti et Céline Frisch), les Paladins (Jérôme Corréas) le conduisent à la mise en scène d’opéras qu’il aborde avec passion.  Il crée des spectacles où le texte se mêle à la musique avec les quatuors Ludwig, Manfred, Parisii, Psophos… En tant que récitant avec orchestre, il assure la création française d’Axion Esti de M. Theodorakis avec l’orchestre de la Suisse Romande. Il travaille sous la direction de John Nelson (Orchestre de Paris -Théâtre des Champs-Elysées), Charles Dutoit (Orchestre de la Suisse Romande et Orchestre de la Tonhalle de Zürich), Yan Pascal Tortelier (Orchestre de Paris – Théâtre des Champs-Elysées), Roberto Foréz Veses (Orchestre d’Auvergne)…

Depuis deux ans, il partage régulièrement la scène avec Brigitte Fossey.

Mais un de ses plus grands frissons réside dans les spectacles inattendus qu’il monte avec le pianiste  François-René Duchâble. 80 créations à leur répertoire dont l’écriture est entièrement réalisée par ses soins !

Il publie « Jan Van de Driessche – peintre » (épuisé), participe à de nombreuses publications aux éditions Racines, Outre-Part…

 

En tant que professeur, il a donné trente années de formation pour acteurs professionnels à Bruxelles, Mons, Liège, Annecy et Genève. Il a assuré la direction artistique du Théâtre Les Salons de Genève de 2010 à 2012. Actuellement, il se consacre exclusivement à ses tournées, à des procès (Socrate, Les Fleurs du Mal, l’antisémitisme chez Wagner… avec Marc Bonnant et Bernard-Henri Lévy et à l’écriture (livret d’un opéra « Ainsi parlait Zarathoustra » ayant reçu le soutien de la Fondation Beaumarchais-SACD – Paris avec le compositeur Sophie Lacaze et une pièce de théâtre « La Poule de charme »).

Alain Carré, c’est avant tout une voix que l’on retrouve sur une centaine de CD de son large répertoire :

ainsi que de nombreux enregistrements pour France Culture.

 

« DALI ou le journal d’un génie »

 

Le DUO F.R. DUCHABLE / A. CARRE

F.R. DUCHABLE & A. CARRE

F.R. DUCHABLE & A. CARRE
Duo Alain CARRÉ & François-René DUCHÂBLE

L’un est au verbe ce que l’autre est à la musique…
Virtuoses et passionnés !

Alain Carré, comédien-metteur en scène. Ce troubadour du verbe, passionné des littératures française et italienne, réalise un parcours ambitieux : prouver que l’art de dire est aussi un art de scène. C’est une invitation au voyage des mots, un espace unique entre poésie et théâtralité. 200 prestations par an dans un éventail de projets plus riches les uns que les autres à travers une dizaine de pays.

 

François-René Duchâble est un pianiste virtuose qui, après 30 ans d’une carrière internationale brillante, décida de chercher de nouvelles façons originales de pratiquer son métier de pianiste. C’est ainsi que depuis 2004, il a donné plus de 500 spectacles musicaux dans des cadres où sa vie renouvelée, libérée vers de nouvelles perspectives, nourrit l’engagement exceptionnel de sa musique.

 

À deux, ils innovent des formules musicales où poésie, littérature, danse, acrobatie et même pyrotechnie partagent la magie de lieux insolites dans « un environnement de nature » et loin des parcours obligés. De Bach aux grands romantiques, des « Reflets dans l’eau » au « Bateau Ivre », du poète au clavier, c’est ainsi qu’ils aiment dialoguer.

Le « musicien de la langue française » et son célèbre partenaire ont conçu ensemble plus de 80 créations.

 

CRÉATIONS

 

L’eau d’ici vaut bien l’au-delà

De la Genèse à aujourd’hui, l’eau abreuve les compositeurs et les poètes.
Un tourbillon aquatique et vivifiant !
Mozart – Ravel – Scarlatti – Debussy – Chopin – Liszt – Beethoven – Schumann – Albeniz – De Falla

 

Napoléon à Sainte-Hélène

Quand trois monstres sacrés refont l’Histoire !
Napoléon- Victor Hugo – Ludwig van Beethoven
Beethoven – Liszt

 

Les grands discours politiques

De Jésus à Nelson Mandela.
L’art oratoire se fait ici art de de la scène sous le discours de la musique.
Bach – Beethoven – Liszt – Chopin – Debussy – Gershwin

 

Berlioz – « Histoire de ma vie »

Des mots au clavier, Alain Carré et François-René Duchâble revisitent à leur manière les écrits spontanés du compositeur.
Et quel compositeur ? Le plus grand écrivain de l’histoire de la musique !
Liszt – Chopin – Beethoven – Schumann – Berlioz

 

« Mon piano c’est ma vie » – Frédéric Chopin – Franz Liszt

La correspondance croisée de deux génies, admirateurs passionnés l’un de l’autre.
Chopin – Liszt – Schumann

 

Rimbaud – « Voleur de feu »

Un hommage au poète visionnaire ! Les deux artistes se lancent à la poursuite de « l’homme aux semelles de vent ».
Scarlatti – Schumann – Chopin – Liszt – Debussy – Beethoven – De Falla

 

Le Roman de Venise

Les amours épistolaires des deux enfants terribles de la littérature française (Georges Sand – Alfred de Musset) soutenues par la musique de Frédéric Chopin.
Chopin – Liszt

 

Le cas Wagner

C’est un duel que vous proposent François-René Duchâble et Alain Carré, un duel entre le philosophe F. Nietzsche et le compositeur R. Wagner.
Liszt – Wagner (paraphrases) – Bizet – Bach – Brahms – Chopin – Liszt

 

« Paroles et musique » d’après « Paroles » de Jacques Prévert

Ces fleurs du bien (à l’opposé de celles de Charles Baudelaire) recèlent bien des parfums oubliés ou inattendus.
Bach – Scarlatti – Daquin – Beethoven – Chopin – Liszt – Brahms – Grieg – Moussorgsky – Gershwin – J. Kosma

 

Ballades à boire – Tour de France des vins

Ce qu’en dit la musique, ce qu’en pensent les poètes dans une allégorie de lumières et de feux (pyrotechnie facultative)
Bach – Schumann – Beethoven – Berlioz – Liszt – Ravel – Debussy – Chopin – Brahms – De Falla

 

Saint-François d’Assise

Ce saint poète sait parler aux oiseaux, et donne des ailes à qui l’écoute avec son cœur…
Bach – Liszt – Satie – Ravel – Debussy – Chopin

 

La Nuit Obscure

Dans l’obscurité intégrale, un piano et une voix s’évadent dans la méditation : les pièces lentes de Liszt, Chopin, Beethoven prolongent la parole des poètes, de Jean de La Croix à nos jours.
Bach – Schumann – Schubert – Ravel – Debussy – Chopin – Liszt – Brahms

 

Et aussi…

Babar – Musique : Francis Poulenc – Texte : Jean de Brunhoff

Pierre et le loup – Musique et texte de Serge Prokofiev

En trio

« La clôture des merveilles » – Hildegarde de Bingen

Il est temps d’honorer la première vraie phytothérapeute moderne, poétesse et musicienne de génie du XIIème siècle !
Chants de Hildegarde de Bingen : Hélène Hébrard, soprano
Piano solo :  Liszt – Bach – Schumann – Chopin – De Falla

 

Vidéos

« Discours politiques et piano » au festival Piano à Riom, cliquer sur la photo:

 

Article de presse

Press

DUCHÂBLE ET CARRÉ : BEETHOVEN DIALOGUE AVEC NAPOLÉON

 

Le 6 juillet 2014 par Jacques Schmitt

Resmusica.comFestivals, La Scène, Spectacles divers Coppet (Suisse). Cour du Château. 27-VI-2014. Festival Autour de Madame de Staël. Napoléon à Sainte Hélène. Lecture d’extraits du Mémorial de Sainte Hélène du comte Emmanuel de Las Cases, poèmes de Victor Hugo. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : 1er mvt et 2e mvt Sonate op. 13 n°8 « Pathétique », 1er mvt Sonate op. 57 n°23 « Appassionata », Sonate op. 31 n°2 « La Tempête », Sonate op. 27 n°14 « Au clair de lune », Final Sonate op. 13 n° 8 « Pathétique », 3e mvt Sonate op. 26 n° 12, Extrait des 32 variations WO 080. Franz Lizst (1811-1886) : Études d’exécution transcendante, S. 139 (1852) Feux follets. Victor Hugo (1802-1885) : Waterloo, L’expiation (III), Les Djins. Alain Carré (comédien), François-René Duchâble (piano).

 

Prima la musica, poi le parole. A moins que ce soit le contraire ! Avec les spectacles du comédien Alain Carré et du pianiste François-René Duchâble difficile de choisir qui de la musique ou du mot prend le pas sur l’autre. Le premier raconte avec sa voix et ses mots alors que l’autre chante avec son clavier et ses doigts. Mais est-ce bien ainsi qu’il faut les entendre ? La voix de l’acteur résonne comme un chant parlé alors que les sonates beethovéniennes du pianiste racontent comme des mots.

 

L’expressivité du discours tant musical que théâtral reste stupéfiante. Pas de pause, de pianotage avec François-René Duchâble. Avant même que le comédien déclame ses premières rimes, il attaque en puissance et avec une formidable autorité le 1er mouvement de la « Pathétique ». Un jeu trempé, incisif, qui scelle l’identité du personnage central de cette soirée : Napoléon à Sainte Hélène. Aigri, mécontent, souffrant du peu de considération que les Anglais ont porté à sa reddition, tout dans la musique de Duchâble raconte le drame de cet homme qui jamais ne pourra reconnaître ses manquements humains. A la fois assaillant son entourage, comme désespéré de son emprisonnement toute la rancœur de l’empereur est contenue dans les notes que le pianiste tire de l’œuvre de Beethoven.

 

Alors la voix d’Alain Carré s’élève. Il chante, pardon, il dit Victor Hugo. Il empoigne l’assistance et la mène dans la bataille de Waterloo. La voix ardente, la diction impeccable, le poème de Victor Hugo prend des couleurs infinies, nous précipite dans les affres de cette bataille sanglante, terrible, douloureuse où Napoléon voit la défaite fondre sur sa Grande Armée. Quand l’ultime vers du poème de Victor Hugo s’envole, avec ses quelques lourdes secondes laissées au silence de la mort rôdant autour du champ de bataille, le 1er mouvement de la sonate « Appassionata » prolonge le discours du comédien.

 

Crédit photographique : François-René Duchâble ; François-René Duchâble, Alain Carré © Yves Perradin/« Autour de Mme de Staël »

Crédit photographique : François-René Duchâble ; François-René Duchâble, Alain Carré © Yves Perradin/« Autour de Mme de Staël »

 

Avec le choix d’illustrer ce Napoléon déchu, emprisonné, la musique de Beethoven est des plus judicieuses. Encore faut-il l’offrir avec la profondeur et l’intensité qu’elle mérite. En ce sens, François-René Duchâble, même s’il opte pour les pages les plus connues de ces sonates, montre combien il fait sien le message profond du compositeur.

 

Depuis que le pianiste français a mis fin avec fracas à cette carrière de concertiste qui le dévorait, il semble avoir mûri, s’être imprégné de ce que la musique offre aux sentiments. Dans son jeu, toujours aussi brillant, la technique qui éclatait comme telle laisse aujourd’hui place à une approche plus sensible. La délicatesse du toucher toujours présente, comme scellée en lui, permet à François-René Duchâble un laisser-aller vers plus d’intimité, plus de hauteur d’âme.

 

Ainsi dans le 1er mouvement de la sonate « Au clair de lune », son piano impose un recueillement presque religieux. Chacun retient son souffle, rien ne trouble plus l’atmosphère que les sons d’un piano tout entier entre l’esprit du pianiste. Pourtant, cette sonate entendue jusqu’à l’exaspération retrouve une grandeur impressionnante sous les doigts du pianiste. Les yeux se ferment, on se pénètre de la musique. Plus aucun souffle ne vient troubler l’atmosphère. Tout s’arrête pour mieux goûter les harmonies de Beethoven. Mêmes les quelques criardes hirondelles qui, jusqu’alors pourchassaient en piaillant quelques moucherons, semblent s’être tues.

 

Lectures et sonates se suivent pendant près de deux heures d’un spectacle débordant d’intelligence. Alain Carré choisit parmi le récit du comte de Las Cases et quelques poèmes de Victor Hugo, quelques épisodes de la vie de Napoléon à Sainte Hélène. Des textes choisis pour leur humour, leur vérité historique, toujours soulignés par les mélodies que François-René Duchâble juge opportune à l’illustration du propos.

Dame Felicity LOTT - SopranoDame Felicity LOTT François René DUCHABLE & A. CARREFrançois René DUCHABLE & A. CARRE Anaït SEREKIAN Duo Darius Milhaud - 2 pianos/4 mainsDuo Darius Milhaud Laure COLLADANT - pianoforteLaure COLLADANT Da MIN KIM - Violon Da-Min KIM Xavier CHATILLON - VioloncelleXavier CHATILLON Yannick CALLIER - VioloncelleYannick CALLIER Ludovic MICHEL - GuitareLudovic MICHEL Guillaume Deshayes - HautboisGuillaume DESHAYES Valentin-Favre-v.jpgValentin FAVRE Vagan MAKVETS - baryton-basseVagan MAKVETS Alain CARRE - comédien - metteur en scèneAlain CARRE TanguisimoTanguisimo