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Alain CarréAlain CARRE
Comédien et Metteur en scène

 

Directeur artistique du Festival des Lumières à Montmorillon (France)

Directeur artistique du Festival de Théâtre AUTOUR DE MADAME DE STAËL au château de COPPET (Suisse)

 

C’est une invitation au voyage des mots, un espace unique entre poésie et théâtralité.  Comédien-metteur en scène, ce troubadour du verbe réalise un parcours ambitieux: prouver que l’art de dire est aussi un art de scène. Deux cents prestations par an en Belgique, en Suisse, en France surtout, mais aussi en Allemagne, en Pologne, au  Maroc, en Israël, au Brésil, en Espagne…

Homme de défis, il a relevé ceux de mettre en scène et d’interpréter La Chanson de Roland, Le Testament de  François Villon, l’œuvre intégrale d’Arthur Rimbaud, Les Lettres à un Jeune Poète de R.M. Rilke, les chansons de Jacques Brel, Le Journal d’un génie de Salvador Dali, Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche, Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire…

 

Au théâtre, il met en scène Amélie Nothomb, Eric Emmanuel Schmitt, Pierre Corneille, Alfred Jarry, Marguerite Duras, Alfred de Musset, Joseph Vebret, Molière…

 

La musique le fascine.  Il l’intègre dans la plupart de ses spectacles. Ses rencontres avec Jean-Claude Malgoire, Gabriel Garrido, le Café Zimmermann (Pablo Valetti et Céline Frisch), les Paladins (Jérôme Corréas) le conduisent à la mise en scène d’opéras qu’il aborde avec passion.  Il crée des spectacles où le texte se mêle à la musique avec les quatuors Ludwig, Manfred, Parisii, Psophos… En tant que récitant avec orchestre, il assure la création française d’Axion Esti de M. Theodorakis avec l’orchestre de la Suisse Romande. Il travaille sous la direction de John Nelson (Orchestre de Paris -Théâtre des Champs-Elysées), Charles Dutoit (Orchestre de la Suisse Romade et Orchestre de la Tonhalle de Zürich), Yan Pascal Tortelier (Orchestre de Paris – Théâtre des Champs-Elysées)…

Depuis deux ans, il partage régulièrement la scène avec Brigitte Fossey.

 

Mais un de ses plus grands frissons réside dans les spectacles inattendus qu’il monte avec le pianiste  François-René Duchâble. Une soixantaine de créations à leur répertoire dont l’écriture est entièrement réalisée par ses soins !

Il publie « Jan Van de Driessche – peintre » (épuisé), participe à de nombreuses publications aux éditions Racines, Outre-Part,…

 

En tant que professeur, il a donné trente années de formation pour acteurs professionnels à Bruxelles, Mons, Liège, Annecy et Genève. Il a assuré la direction artistique du Théâtre Les Salons de Genève de 2010 à 2012. Actuellement, il se consacre exclusivement à ses tournées et à l’écriture (livret d’un opéra « Ainsi parlait Zarathoustra » ayant reçu le soutien de la Fondation Beaumarchais-SACD – Paris avec le compositeur Sophie Lacaze et une pièce de théâtre « La Poule de charme »).

 

Alain Carré, c’est avant tout une voix que l’on retrouve sur une centaine de CD de son large répertoire:

www.autrementdit.net

www.editions-astronome.com

www.fremeaux.com

ainsi que de nombreux enregistrements pour France Culture.

 

Site de l’ artiste : www.lisiere.com/carre

 


 

 

 

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DALI

ou le Journal d’un génie

A. Carre - Dali

Monologue théâtral / Mise en scène et interprétation Alain Carré

 

Adaptation théâtrale des écrits du peintre Salvador Dali dont on ignore souvent les talents d’écrivain. Une heure de franches retroussées à savourer les rodomontades et les traits d’humeur du premier espagnol convaincu d’avoir touché le soleil. Ce monologue est campé par le comédien revêtu de « l’uniforme du maître », dont la virtuosité s’adapte à merveille à l’exaltation des propos démesurés sur tout et rien, sur la vie, sur l’art, sur le divin Dali lui-même. Il y a sans cesse dans les textes du peintre, adaptés par Alain Carré, une puissance vertigineuse d’invention, d’acrobaties verbales et mentales où la provocation est rarement absente. Il y a aussi de grands moments de réflexion critique et de combat pour la défense des grands artistes de sa génération, de l’émotion: la face cachée de l’artiste peintre.

Ce spectacle d’une heure, à structure légère s’adapte à toutes les salles. Peu encombrants, les accessoires se rassemblent dans une manne. Quelques effets sonores rendus par un CD et un éclairage étudié en fonction du lieu permettent à ce spectacle de se mouvoir facilement.
Ce spectacle est une production de l’Association Créations Internationales
Il a connu un vif succès à Bruxelles (Palais des Beaux-Arts), Paris (Théâtre du Petit Montparnasse), Jérusalem, Genève…

Etre sur la scène de la vie de tous les jours, le bouffon et le Roi, le valet de son propre maître, le clown dérisoire et hilarant, le docteur ès scatologie, le jongleur, l’inventeur de la paranoïa-critique, le dernier peintre classique de l’ère moderne, l’orateur de l’originalité…

 

« Et dire que Lorca, dès 1922, avait prédit qu’il était destiné à une carrière littéraire et avait laissé entendre que son avenir était justement dans le roman pur ».

 

L’écriture ? Voilà le vrai « visage caché » de Salvador Dali. Le personnage de théâtre existe, il restait à le faire parler. De tout et de rien, pour le plaisir de divertir, pour la joie d’instruire, de l’histoire de l’art, du surréalisme, de la vie, de l’immortalité, de ses amis, de ses ennemis, de l’argent, de Dieu, de tout ce qui illumine l’existence d’un homme, du Génie.

 

Et le mot rayonne, la syntaxe éclate, la phrase dépasse le mur du son, l’humour jubile et derrière les moustaches, au détour d’une magie verbale, la profondeur d’une réflexion toujours en quête des mystères de la science, l’œil aux aguets, à l’affût de la nouveauté, l’oreille attentive aux résonances du cœur, de l’ âme, l’oreille collée au ciel…

 

Dali froisse l’échine quand il parle de Lorca, son ami assassiné, de sa soif de Dieu, de sa recherche en Art, pionnier de la matière et des idées.

 

Le génie du fou tient de l’intelligence de sa perversion ! L’artiste se veut l’égal de Dieu en ce que lui aussi brûle du désir de créer son propre monde, un monde tout autre, tout neuf, à la hauteur de ses fantasmes, d’une architecture molle et souple pour rendre hommage à Gaudi et truander Le Corbusier, un monde où mensonge et vérité se confondent dans l’acte créateur, la seule trace de nous-mêmes la mort venue.

 

Chez Dali, l’écriture est l’envers de la parole, la face cachée sous le masque du clown, ce héros libre et merveilleux dans un monde de marionnettes un peu trop sérieuses…

 

Alain Carré

 

 

 

Le Carnaval des Animaux et Casse Noisette - Alain Carré/Duo Darius Milhaud

Le Carnaval des Animaux et Casse Noisette – Alain Carré/Duo Darius Milhaud

 

Agenda / Schedule
Alain Carré

Press
Alain CarréOedipus Rex par Dutoit : Le roi est nu

Le 2 avril 2011 par Jacques Schmitt ResMusica

 

 

La Scène, Opéra.
Genève. Victoria Hall. 31-III-2011. Igor Stravinsky (1863-1945) : Apollon Musagète, ballet en deux tableaux (version révisée en 1947) ; Œdipus-Rex, opéra-oratorio en deux actes sur un livret de Jean Cocteau traduit en latin par Jean Daniélou. Petra Lang, Jocasta ; Paul Groves, Œdipus ; Robert Gierlach, Creo / Nuntio ; David Wilson-Johnson, Tiresias ; Fabio Trümpy, Pastor ; Alain Carré, le narrateur. Schweizer Kammerchor (chef de chœur : Fritz Naef). Orchestre de la Suisse Romande, direction : Charles Dutoit
• Suisse – Genève

 

Malgré l’étalement des cordes aux pieds du chef Charles Dutoit, malgré la qualité de ces mêmes cordes, malgré l’inspiration de Sergey Ostrovsky, premier violon d’un Orchestre de la Suisse Romande attentif et précis, l’interprétation de cet Apollon Musagète ne sort guère de l’ennui que procurerait l’écoute d’une musique qu’on aurait composé pour un film documentaire sur la descente du Rhin de Cologne à Hambourg en péniche. Non pas que la musique de Stravinsky n’ait pas sa valeur, mais la manière qu’a Charles Dutoit de l’aborder ne laisse rien supposer de la musique d’un ballet. Le chef semble s’attacher plus à sa propre gestuelle qu’à l’esprit même de l’œuvre. Quant on sait la passion secrète de Stravinsky pour la musique de jazz et le rythme qu’il met dans chacune de ses compositions, on se dit que le chef suisse n’a pas su la raconter ici.
Après ce qu’on pouvait éventuellement considérer comme un amuse-bouche, le plat de résistance que représente l’oratorio Œdipus-Rex est très attendu. Encore faut-il que le texte musical et le poétique soient racontés, soient portés. Le résultat nous amène loin de la version théâtrale d’Œdipus-Rex que la scène du Regio de Turin montrait en 2007. Alors qu’à plus forte raison, une version de concert se doit d’être plus inspirée qu’une version scénique justement parce que l’image n’est pas présente, Charles Dutoit semble étranger sinon à cette musique, du moins à ce qu’elle est sensée raconter. Or, le chef suisse n’a rien à dire. Ici, le roi est nu ! Se bornant à donner le départ aux différents pupitres et au chœur, sa direction ne se préoccupe guère de modérer la puissance de son orchestre et du chœur pour ne pas couvrir plus souvent qu’à leur tour les chanteurs sur le devant de la scène.
Des solistes par ailleurs peu concernés. L’intéressante brochette de chanteurs annoncés (et présents), tous aguerris à ce répertoire fait saliver. Ils se sont donc illustrés avec conscience. Chacun de leur côté. Rien dans leur interprétation ne laisse penser qu’ils étaient en train de dialoguer. Le nez planté dans leur partition, aucun n’apparaît connaitre de son rôle et de ce qu’il raconte. Avec une Petra Lang (Jocaste) hurlante, un Paul Groves (Œdipe) aux aigus coincés, un Robert Gierlach (Créon) à la projection vocale engoncée, un David Wilson-Johnson (Tirésias) fatigué, seul Fabio Trümpy (le Berger) semble s’investir un peu plus que ses collègues dans l’œuvre.
Quant à lui, le narrateur Alain Carré sait son texte. Il le récite par cœur y mettant l’intonation juste d’une voix parfaitement intelligible et bien placée.
Mais l’égotique Charles Dutoit (que feu Armin Jordan disait qu’il aurait dû s’appeler «Du Moi» !) n’a aucune prise sur l’excellence de l’interprétation du Schweizer Kammerchor de Fritz Naef. Une masse chorale dont l’impeccable préparation exprime ce que le livret veut raconter. Une prestation impressionnante qui confirme l’excellente impression que cet ensemble avait laissé lors d’un précédent Martyre de Saint-Sébastien de Debussy à Lucerne en 2008 et un Requiem de Berlioz à Montreux, en 2008 aussi.

 

Lien vers l’article de ResMusica:    http://www.resmusica.com/2011/04/02/le-roi-est-nu/

Dame Felicity LOTT - SopranoDame Felicity LOTT François René DUCHABLE & A. CARREFrançois René DUCHABLE & A. CARRE Anaït SEREKIAN Duo Darius Milhaud - 2 pianos/4 mainsDuo Darius Milhaud Laure COLLADANT - pianoforteLaure COLLADANT Laurence KETELS - violonLaurence KETELS Yannick CALLIER - VioloncelleYannick CALLIER Ludovic MICHEL - GuitareLudovic MICHEL Mathieu DUCH - clarinetteMathieu DUCH Françoise MASSET - sopranoFrançoise MASSET ELENA SOMMERElena SOMMER Vagan MAKVETS - baryton-basseVagan MAKVETS Alain CARRE - comédien - metteur en scèneAlain CARRE TanguisimoTanguisimo